Freya, la déesse nordique de la fertilité

Freya, la déesse nordique de la fertilité

 

Brave Viking, tu cherches à en savoir davantage sur la spiritualité des Vikings ? Tu cherches à tout savoir sur la déesse nordique Freya ? Quelle est la place de la déesse de la fertilité dans le contexte nordique ? Qu’est-ce qui caractérise la sœur de Freyr ? Quels sont les principaux récits mythiques sur la fille de Njörd ? Comment la dame des Vanes était vénérée ? Quels héritages linguistiques a laissé l’épouse d’Ód ? Quelles sont les homologues de la mère de Hnoss et Gersimi ? Ne cherche plus : tu as trouvé ce qu’il te fallait.

 

1) Freya dans un contexte nordique.

 

Dans la mythologie nordique, Freya (en vieux norrois : Freyja), sœur de Freyr et fille de Njörd, est un prototype de déesse nordique de la fertilité.

Alors que certaines sources suggèrent qu’elle était appelée à apporter la fécondité dans les champs ou dans le ventre, Freya était plus explicitement liée aux idées d’amour, de beauté, d’intimité et d’attraction interpersonnelle.

Ce lien avec le féminin commence au niveau étymologique, puisque son nom lui-même signifie « dame » en vieux norrois (fru en scandinave et frau en allemand).

En même temps, Freya était aussi une divinité de la guerre, de la mort ainsi que de la richesse. On disait qu’elle recevait dans sa salle la moitié des morts tombés au combat, tandis qu’Odin recevait l’autre moitié.

 

Freya déesse de la guerre 

Enfin, on lui attribuait également de puissantes capacités magiques et l’introduction de la magie seiðr chez les Ases (un clan de dieux nordiques).

Compte tenu de ses diverses sphères d’influence, c’est sans surprise que Freya ait été l’une des déesses les plus appréciées du panthéon nordique.

La fonction principale de Freya, qui était l’une des plus exaltées des Vanir, était celle de déesse de l’amour et du désir charnel.

 

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2) Les caractéristiques de Freya.

 

Les caractéristiques les plus importantes de Freya, dont les facettes sont multiples, sont résumées dans le texte mythographique de Snorri Sturluson, le Gylfaginning :

« Njörd à Nóatún donna ensuite naissance à deux enfants : le fils se prénommait Freyr, et la fille Freya ; ils étaient bien faits de visage et puissants. Freya est la plus notoire des déesses ; elle a dans le ciel la demeure appelée Fólkvangr [signifiant « Champ du peuple » ou « Champ de l’armée »], et où qu'elle aille, elle accueille la moitié des défunts, et Odin l’autre moitié. Sa salle Sessrúmnir (signifiant « Sièges spacieux ») est grande et belle. Lorsqu’elle part, elle conduit ses chats et s’assoit dans un char ; elle est tout à fait conforme aux prières de l’homme, et de son nom provient le nom d’honneur « Frú » par lequel les femmes nobles sont appelées. Les chants d’amour lui font plaisir ; il est judicieux d’avoir recours à elle pour avancer en amour. »

 

Sessrúmnir 

On peut donc considérer que le récit de Snorri décrit un personnage complexe : celui qui est aussi à l’aise sur le champ de guerre que dans sa chambre.

 

A. La famille de Freya.

 

Njörd est le père de Freya. C’est avec sa sœur que Njörd a conçu ses enfants (Freya et Freyr). Selon certaines sources, la sœur de Njörd (et donc la mère de Freya) s’appelait Nerthus. Freya est donc la fille de Njörd et la sœur de Freyr.

Avec le dieu Ód, elle a eu deux filles : Hnoss et Gersimi.

 

Freya et Freyr

 

B. Les possessions de Freya.

 

De nombreux récits de Freya qui ont survécu l’associent à de nombreuses possessions enchantées, dont un vêtement de plumes de rapace, appelé le Valshamr, qui lui donnait la capacité de se changer en oiseau.

 

Freya portant le Valshamr 

D’autres sources la dépeignent comme la propriétaire d’un sanglier doré nommé Hildisvíni (qui signifie « le cochon de bataille »).

 

Freya chevauchant Hildisvíni 

Lorsqu’elle doit se rendre à une bataille ou simplement voyager, Freya utilise un char qui est tracté par deux chats. Concernant le nom des chats, les sources varient à ce sujet : certains les appellent Thófnir et Högni, d’autres Brundr et Kælinn.

 

Freya dans son char tiré par deux chats 

Enfin, Freya est souvent associée à de beaux bijoux, aimant de telles richesses à tel point qu’elle a nommé ses filles « Hnoss » et « Gersimi » (où les deux noms signifient littéralement « trésor » et « joyau »).

 

Hnoss et Gersimi

 

C. Les titres de Freya.

 

Le guide de Snorri Sturluson pour les poètes scaldiques (le Skáldskaparmál) fournit les kennings (allusions poétiques) suivants pour la dénomination de la déesse : « Comment doit-on périphraser Freya ? Ainsi : en l’appelant Fille de Njörd, Épouse d’Ód, Mère de Hnoss et Gersimi, Sœur de Freyr, Détentrice des Morts, des Chats de la Forêt, du Collier des Brísingar ; Déesse des Vanes, Dame des Vanir, Déesse Belle en Larmes, Déesse de l’Amour. »

 

Heimdall rend le collier des Brísingar à Freya 

Le plus particulier de ces noms : « Déesse Belle en Larmes », fait référence à la tradition mythique selon laquelle, lorsqu’elle était bouleversée, la déesse pleurait des larmes d’or (ce qui est peut-être un clin d'œil implicite à l'association traditionnelle entre les Vanir et la richesse).

 

D. L’intimité de Freya.

 

De nombreux récits de la déesse la décrivent comme un être de profonde liberté charnelle. En tant que déesse de la fertilité ainsi que de la sensualité, Freya était naturellement associée, voire même identifiée à des bêtes prolifiques et sensuelles. De même, les Vanes « exotiques » étaient fréquemment représentés avec des appétits semblables à ceux des animaux en rut.

De telles descriptions semblent appropriées car les désirs charnels de Freya ont souvent fait l’objet de mythes, qu’elle ait été en relation avec Óttar (un jeune mortel), qu’elle ait offert son corps à quatre nains en échange d’un bijou (le collier des Brísingar), ou qu’elle ait simplement profité d’un peu de poésie érotique.

 

Freya et Óttar 

Bien que ce soit probablement une exagération, le Lokasenna va le plus loin dans la description de cet aspect du caractère de la déesse :

« Loki a parlé :

Cesse de parler, Freya ! | puisque je te comprends parfaitement,

Sans vice, tu es différente ;

Parmi les dieux et les elfes | qui demeurent réunis ici,

Tous en tant que tes amants ont couché ».

 

E. L’association de Freya avec la guerre.

 

Dans le Gylfaginning, Snorri note que « partout où Freya va au combat, elle accueille la moitié de celles et ceux tombés au combat ». Cette même perspective est développée dans la section Grímnismál de l’Edda poétique, qui décrit les demeures des dieux :

 « La neuvième salle est Fólkvangr, où la lumineuse Freya

Décide où les guerriers doivent s’asseoir :

Une partie des morts lui appartient,

Et certains appartiennent à Odin. »

 

Fólkvangr 

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Ces associations sont confirmées dans l’héroïque « Saga d'Egill, fils de Grímr le Chauve », où Thorgerda menace de se suicider après le décès de son frère en disant « Je ne mangerai pas tant que je ne souperai pas avec Freya ». De ce passage, il peut être compris qu’elle était convaincue qu’elle irait dans la salle de Freya après sa mort.

 

Freya accueille les morts 

En dépit de ces preuves mythiques, il est plausible que cette association soit née d’une identification erronée entre Freya et Frigg (la femme d’Odin).

Freya, lorsqu’elle est interprétée dans ce contexte guerrier, représente une confusion entre deux divinités à l’origine distinctes : la femme d’Odin (Frigg) et la déesse scandinave de l’amour. Ce passage semble avoir à l’esprit ses attributs en tant qu’épouse d’Odin.

Snorri a la même confusion, mais rien ne semble indiquer que la Freya qui était la sœur de Freyr devrait partager les morts avec Odin.

Cependant, il n’est pas nécessaire d’écarter totalement la possibilité d’une déesse personnifiant d’un côté la fertilité et de l’autre le militarisme.

 

F. Freya et la magie.

 

L’un des aspects les plus importants de Freya est son affinité pour les arts magiques. Plus précisément, on lui attribue l’introduction de la tradition magique chamanique réputée sous l’appellation de seiðr chez les Ases. Comme le suggère la saga des Ynglingar, « Freya, la fille de Njörd, était la prêtresse des sacrifices et a d’abord enseigné l’art magique aux Ases, tel qu’il était utilisé et à la mode chez les Vanes ».

 

Freya et la magie 

3) Les principaux récits mythiques sur Freya.

 

Freya figure dans de nombreux récits du corpus nordique, l’un de ses rôles les plus fréquents est celui de cible de la convoitise des géants.

 

A. Freya et le géant maître-bâtisseur.

 

Dans un cas, au début du passé mythique, un constructeur géant est apparu devant les Ases et a proposé de construire un mur autour de leur forteresse à Asgard.

Sa rétribution, qui n’était payable qu’à la condition qu’il réussisse à construire le mur sans aide en un seul hiver, était qu’il recevrait le soleil, la lune et l’affection de Freya.

 

B. Freya et Thrymr.

 

Une situation similaire est observée dans le Thrymskvida (Þrymskviða en vieux norrois) de l’Edda poétique, où le géant Thrymr (Þrymr en vieux norrois) se vante de ne pas rendre le marteau volé de Thor sans la promesse de la main de la ravissante déesse en mariage :

« J’ai caché | le marteau d’Hlorrithi [un autre nom pour désigner Thor],

À treize kilomètres de profondeur | dans les tréfonds sous la terre ;

Et inversement | personne ne l’apportera

Si Freya, je ne gagne pas | à être ma femme ».

 

Thrymr veut épouser Freya 

C. Freya et Ód.

 

Un récit qui donne un aperçu d’un tout autre aspect du caractère de la déesse dépeint son mariage avec Ód, un voyageur qui retourne rarement chez lui pour rendre visite à sa femme malade du cœur : « Ód est parti pour de longs voyages, et Freya pleure pour lui, et ses larmes ont une couleur or rouge. Freya a de nombreux noms parce qu’elle s’est donnée des noms divers lorsqu’elle est partie à la recherche d’Ód parmi des peuples inconnus. »

 

Freya pleure des larmes d'or 

Ce passage est des plus intrigants parce qu’il suggère un lien possible entre Odin et Ód. Cette théorie est soutenue par les parallèles linguistiques notables entre Ód et Odin, associés au fait que rien (à part ces passages) n’est connu du mystérieux Ód, et que Freya et Frigg sont souvent comparées.

 

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4) Freya dans la religion scandinave.

 

A. Le culte de Freya.

 

Tout au long de l’histoire de la région scandinave, Freya est restée l’une des déesses les plus populaires du panthéon nordique. Un indicateur de cette prévalence est la quantité de toponymes : entre vingt et trente ont été trouvés uniquement en Norvège, tandis qu’en Suède, les noms de lieux correspondant à la déesse demeurent d’autant plus innombrables ainsi que diversifiés.

Par ailleurs, comme elle était assimilée aux arts magiques et à l’accouchement, il semble raisonnable de supposer que la célébration de son culte aurait également eu lieu à un niveau plus individualisé, c’est-à-dire, moins institutionnalisé.

Il est encore plus remarquable que les sources classiques (y compris l’Edda en prose de Snorri) reconnaissent que Freya possédait de nombreux noms : « Freya a de nombreux noms parce qu’elle s’est donnée des noms divers lorsqu’elle est partie à la recherche d’Ód parmi des peuples inconnus : elle s’appelle Mardöll, Hörn, Gefn, Sýr. »

 

Ód quitte Freya 

Une explication raisonnable de ce phénomène est que Freya a présenté un « point de synchronisation » pour les différentes déesses locales de la fertilité dans toute la région. De cette façon, la signification du nom de Freya (« femme ») devient plus compréhensible, car il peut être considéré davantage comme un titre que comme un nom réel.

De manière intrigante, d’autres preuves toponymiques peuvent également démontrer que des cultes dédiés aux différents noms de Freya ont également existé.

 

B. Les croyances populaires sur Freya.

 

Comme les Scandinaves ruraux sont restés dépendants des forces de la nature tout au long de l’histoire, il n’est guère choquant que les dieux de la fertilité soient restés une partie importante de la croyance populaire.

Pour ces raisons, Freya a perpétué des composants de sa fonction de déesse de la fertilité, même dans la Suède rurale du XIXe siècle. Dans la province de Småland, on raconte comment elle a été associée à la foudre :

« Je me souviens d’un dimanche des années 1880, quand des hommes marchaient dans les champs en regardant le seigle qui était sur le point de mûrir. Puis un homme a dit : « Maintenant Freya est dehors et vérifie que le seigle est mûr » [...] Enfant, j’avais peur de la foudre. Quand la foudre s’est abattue durant le crépuscule, Katrina a dit : « N’aie pas peur petit enfant, c’est seulement Freya qui est dehors en train de faire du feu afin de contrôler si le seigle est mature. Elle est aimable avec les habitants et elle le fait seulement pour aider » ».

De telles croyances étaient également courantes ailleurs dans la campagne suédoise. À Värend, Freya pouvait venir la nuit de Noël pour agiter les pommiers et avoir une récolte abondante. Ainsi, les habitants ne prenaient pas les pommes des arbres afin de les laisser à Freya.

 

Freya secoue les pommiers 

5) L’héritage linguistique de Freya

 

A. Freya est à l’origine de nombreux mots.

 

Le verbe danois « fri » signifie « proposer ».

En néerlandais, le verbe « vrijen » est dérivé de « Freya » et signifie « faire l’amour ».

Le verbe allemand (obsolète) « freien » signifie « chercher une épouse ».

En allemand, le nom dérivé « freier » (signifiant « prétendant ») est toujours utilisé.

En avesta, une ancienne langue indo-européenne des Gathas, « frya » est utilisé pour signifier « amant », « bien-aimé » et « ami ».

Le mot sanskrit « priya- » a quasiment la même signification.

 

B. Les noms de lieux inspirés par Freya.

 

« Frøyland » est le nom de 13 fermes en Norvège, il s’agit du nom le plus courant. De nombreuses fermes en Norvège ont Frøy- comme premier élément de leur nom. Cependant, la question de savoir si les Frøy- dans ces noms renvoient à la déesse Freya ou au dieu Freyr est discutable et incertaine.

« Frøyjuhof » est une ferme dans la paroisse d’Udenes, en Norvège. Le premier élément du nom Frøyjuhof est très probablement le génitif du nom Freya. Le dernier élément est « hof », qui signifie « temple », et une église a été bâtie sur la ferme au Moyen Âge, ce qui indique que l’endroit est un ancien lieu saint. Le même nom (Frøyjuhof) est aussi présent au sein des paroisses de Hole et Stjørdal.

 

Carte Frøyjuhof 

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« Ryland » (en norrois : Rýgjarland) est une ferme dans la paroisse de Seim, à l’intérieur du comté de Hordaland, en Norvège. Le premier élément est le génitif de « rýgr », qui signifie « dame », (identique à la signification du nom Freya). Comme les fermes voisines portent les noms de Hopland (en norrois : Hofland, signifiant « terre du temple ») et Totland (en norrois : Þórsland, signifiant « terre de Thor »), il est plausible que le mot « rýgr » (qui signifie « dame ») fasse ici référence à une déesse, qui serait très probablement Freya.

 

C. Les noms de plantes inspirés par Freya.

 

Certains végétaux ont été appelés d’après Freya, par exemple les larmes de Freya et les cheveux de Freya (Polygala vulgaris), mais après l’introduction du christianisme, elles ont été renommées d’après la Vierge Marie. Cela peut suggérer que la déesse nordique est l’homologue la plus proche du christianisme (bien que de nombreuses différences existent entre les deux).

 

Plante cheveux de Freya 

D. Les autres noms inspirés par Freya.

 

La constellation d’Orion était appelée le « fuseau de Freya » par les astronomes nordiques.

L’élément chimique vanadium porte l’autre nom de Freya : « Vanadis », qui signifie « déesse des Vanir ».

 

6) Les homologues de Freya.

 

Freya pourrait être considérée comme l’homologue de Vénus et d’Aphrodite, bien qu’elle possède une combinaison d’attributs inconnue dans les mythologies de tout autre peuple indo-européen ancien. En fait, elle pourrait être considérée comme la plus proche de l’Inanna sumérienne ou de l’Ishtar mésopotamienne, car elle est impliquée à la fois dans l’amour et dans la guerre.

 

Freya déesse de l'amour et de la guerre 

Britt-Mari Näsström postule dans son « Freya : Grande déesse du Nord » qu’il existe un lien défendable entre Freya et les autres déesses vénérées le long du chemin de migration des Indo-Européens. Parmi les caractéristiques communes, on trouve la préoccupation de l’amour, de la fertilité et, parfois, de la guerre ainsi que la représentation d’un ou deux chats ou lions comme compagnons. Parmi ces figures parallèles, on peut citer Durga, Nana, Cybele, Rhea, et d’autres.

Le fait que le nom Freya se traduise par le titre délibérément ambigu de « Dame » laisse supposer que, comme Odin, elle a erré et porté plus de noms qu’on ne s’en souvient peut-être à l’époque moderne.

 

7) Brave Viking, rejoins ton clan !

 

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Ton chef de clan, Ragnar Lothbrock.

 


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